Je suis née il y’a 58 ans d’un papa bricoleur et d’une mère couturière et j’ai eu la chance dès 7 ans, d’apprendre à crocheter. Un jour à 40 ans, premier chapeau… et de là sont nés mes premiers chapeaux. Mes amis m’ont dit « J’en veux un aussi ». Et de fil en fil, de crochet en crochet, la « ma-j » des chapeaux a commencé.
La philosophie de La Ma-J des chapeaux, c’est un rêve. C’est que je suis une utopiste au fond du cœur et je pense que chaque femme mérite le chapeau de ses rêves. Je pense qu’une femme qui achète le chapeau de ses rêves, bénéficie de toute l’énergie qu’il y’a dans le chapeau, dans sa réalisation, puisque j’y mets mon amour et ma passion.
Tout part d’un petit rond dans lequel je mets 6 mailles en l’air. Ensuite… je ne sais pas comment je fais vraiment. Cela fait 51 ans que je crochète au feeling, c'est-à-dire avec mon cœur. Peut-être que le soleil de Marseille au départ m’a poussé vers la couleur ou vers l’originalité. Et transporter un petit peu de ce soleil à Bruxelles ou à Paris, c’est un plaisir.
Je pense que les femmes qui viennent vers moi ont le désir d’avoir le soleil dans le cœur. Plus je voyage, plus je m’aperçois qu’il y’a beaucoup de femmes qui aiment la couleur, beaucoup de femmes qui aiment le soleil. C’est vrai qu’un chapeau avec tous les duartes qui tombent, et tous ces effets féminisent le chapeau à mon image. Chaque femme se réapproprie le chapeau, peut le mettre à l’endroit, peut le mettre à l’envers et c’est ludique.
Mes chapeaux sont aux Etats-Unis, au Japon, en Suisse, en Italie, en Espagne… La vie d’aujourd’hui fait que même si je suis beaucoup dans l’atelier à Marseille les chapeaux, eux, voyagent de par le monde.
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